L’essentiel
- L’aide couvre 30 % des travaux pour un gain énergétique d’au moins 35 %, et 45 % pour un gain d’au moins 50 %, dans un plafond de travaux de 25 000 € par logement.
- Bonus de 10 points si l’immeuble classé F ou G atteint au moins la classe D, et de 20 points pour une copropriété fragile, sous conditions.
- Primes individuelles : 3 000 € par logement pour un copropriétaire occupant très modeste, 1 500 € pour un modeste.
- Une assistance à maîtrise d’ouvrage est obligatoire ; l’Anah en finance 50 %, dans un plafond par logement.
- Seul le syndic dépose la demande ; un copropriétaire peut faire inscrire la question à l’ordre du jour de l’assemblée.
Cette page vous concerne si vous êtes
- Copropriétaire qui veut faire isoler l’immeuble
- Membre d’un conseil syndical qui prépare un projet
- Syndic bénévole d’une petite copropriété
- Copropriétaire aux revenus modestes qui craint le coût des travaux
- Bailleur d’un appartement F ou G en immeuble
Les montants publiés par l’Anah
Le guide de l’Anah, édition septembre 2026, et la page de France Rénov’ donnent le barème suivant. Le plafond de travaux retenu est de 25 000 € par logement.
| Condition | Aide |
|---|---|
| Gain énergétique d’au moins 35 % | 30 % du montant des travaux |
| Gain énergétique d’au moins 50 % | 45 % du montant des travaux |
| Immeuble F ou G qui atteint au moins la classe D | +10 points |
| Copropriété fragile ou en difficulté | +20 points, si l’Anah valorise seule les CEE |
| Copropriétaire occupant très modeste | Prime de 3 000 € par logement |
| Copropriétaire occupant modeste | Prime de 1 500 € par logement |
Les conditions pour la copropriété
Le guide de l’Anah et France Rénov’ fixent ces conditions. Une copropriété est dite fragile si ses impayés de charges atteignent au moins 8 % du budget de l’année N-2, si elle se situe dans un quartier du nouveau programme national de renouvellement urbain, ou si elle est en difficulté au sens du code de la construction. Les copropriétés qui ne sont pas fragiles peuvent cumuler l’aide avec des primes CEE.
- Résidences principales : au moins 75 % des lots d’habitation principale, ou 65 % pour une copropriété de 20 lots au plus.
- Âge : immeuble construit depuis au moins 15 ans, selon France Rénov’.
- Registre : immatriculation à jour au registre national des copropriétés.
- Évaluation : un audit énergétique ou un diagnostic technique global est obligatoire. Plusieurs méthodes de calcul sont admises jusqu’au 31 décembre 2026 ; ensuite, seule la méthode 3CL-DPE-2021 s’appliquera.
- Professionnels : travaux réalisés par des entreprises RGE ; maîtrise d’œuvre obligatoire pour un montant de travaux supérieur à 100 000 €.
- Gaz : une chaudière au gaz n’est pas financée. Elle peut entrer dans le calcul du gain de 35 % pour les dossiers déposés jusqu’au 31 décembre 2026, mais son coût n’est pas couvert.
L’assistance à maîtrise d’ouvrage, obligatoire
L’assistant à maîtrise d’ouvrage, ou AMO, est un professionnel qui accompagne la copropriété : choix du scénario, montage du dossier, suivi. Son choix, comme celui du scénario de travaux, est voté en assemblée générale. L’Anah finance 50 % de sa prestation, dans un plafond de 600 € HT par logement au-delà de 20 logements et de 1 000 € HT par logement pour 20 logements ou moins, avec un plancher de 3 000 € par copropriété. La demande d’aide pour l’AMO peut être déposée avant celle des travaux.
Demandez à l’AMO s’il a des liens avec les entreprises consultées : son rôle est de conseiller la copropriété. La page d’accueil de France Rénov’ donne accès à un annuaire des assistants à maîtrise d’ouvrage.
Les petites copropriétés
Beaucoup d’immeubles de 20 lots ou moins n’arrivent pas à 35 % de gain. L’Anah mène une expérimentation du 1er janvier 2024 au 31 décembre 2029 : le gain exigé descend à 15 %. Les conditions sont strictes : suivi par la collectivité dans un programme local comme une OPAH, 20 lots d’habitation au plus, 65 % de résidences principales, 15 ans d’âge, audit ou diagnostic technique global, travaux prescrits et réalisés par des entreprises RGE, AMO et maîtrise d’œuvre obligatoires.
Ces petites copropriétés ont droit aux mêmes montants et aux mêmes primes. Votre Espace conseil France Rénov’ sait si votre immeuble entre dans le dispositif.
Comment un copropriétaire peut lancer le sujet
Seul le représentant légal de la copropriété, syndic professionnel ou bénévole, dépose la demande d’aide. Mais tout copropriétaire peut agir. Selon Service-public, il peut demander au syndic, à tout moment, d’inscrire une ou plusieurs questions à l’ordre du jour de la prochaine assemblée. La demande part par lettre recommandée avec accusé de réception. Un projet de résolution doit y être joint, notamment pour une décision votée à la majorité simple, absolue ou double. La demande doit parvenir au syndic avant l’envoi de la convocation, sinon la question passe à l’assemblée suivante.
Une question efficace porte sur une étape concrète : faire réaliser un audit, ou choisir un AMO. Parlez-en d’abord au conseil syndical. Les Espaces conseil France Rénov’ reçoivent aussi les syndicats de copropriétaires. Dans votre appartement, MaPrimeRénov’ individuelle reste cumulable pour vos propres travaux, précise France Rénov’.
Une question sur votre projet ?
Vous voulez préparer une question pour la prochaine assemblée ou comprendre ce que l’aide représenterait pour votre lot ? Posez votre question via le formulaire de demande d’information. Vos coordonnées ne sont transmises à aucun professionnel sans votre accord.
Nous travaillons avec des professionnels partenaires dans toutes les régions, qualifiés RGE.
À préparer pour votre conseiller
Ces documents servent pour un rendez-vous avec un conseiller France Rénov’. Ne les envoyez jamais à un démarcheur, ni à nous.
- Le nombre de lots et la part de résidences principales
- Le DPE collectif, l’audit ou le diagnostic technique global
- Le dernier procès-verbal d’assemblée et le plan pluriannuel de travaux
- Le numéro d’immatriculation de la copropriété au registre national
- Votre avis d’imposition, pour savoir si vous avez droit à une prime individuelle
Questions fréquentes
Combien finance MaPrimeRénov’ Copropriété ?
30 % des travaux pour un gain énergétique d’au moins 35 %, 45 % pour un gain d’au moins 50 %, dans un plafond de travaux de 25 000 € par logement, plus d’éventuels bonus.
Qui dépose la demande de MaPrimeRénov’ Copropriété ?
Le syndic, professionnel ou bénévole, pour l’ensemble du syndicat des copropriétaires. L’aide lui est versée puis répartie selon les tantièmes.
Un copropriétaire modeste a-t-il une aide en plus ?
Oui : selon l’Anah, 3 000 € par logement pour un copropriétaire occupant très modeste et 1 500 € pour un modeste.
Peut-on cumuler MaPrimeRénov’ Copropriété et MaPrimeRénov’ individuelle ?
Oui, pour des travaux différents dans votre appartement, selon France Rénov’. Les copropriétés non fragiles peuvent aussi cumuler avec les primes CEE.
Une petite copropriété peut-elle en bénéficier sans 35 % de gain ?
Oui dans le cadre de l’expérimentation jusqu’au 31 décembre 2029 : 15 % de gain suffisent, sous des conditions strictes de suivi local et d’accompagnement.
À lire aussi
Sources
- Anah : Les aides financières en 2026, guide édition septembre 2026 (MaPrimeRénov’ Copropriété)
- France Rénov’ : MaPrimeRénov’ Copropriété
- Anah : MaPrimeRénov’, le mode d’emploi (septembre 2026)
- Service-public.gouv.fr : convocation de l’assemblée générale des copropriétaires, ordre du jour complémentaire
