L’essentiel
- Aide par geste : PAC air/eau, géothermie, réseau de chaleur, retrait de cuve et audit ; l’isolation en est sortie.
- Projet d’ampleur : de 10 à 80 % du coût HT, dans un plafond de 30 000 ou 40 000 €, selon les ressources, si le DPE est entre E et G.
- Primes CEE : montants libres, à comparer entre fournisseurs.
- Prêt à taux zéro : jusqu’à 50 000 € selon les travaux, ouvert à tous les revenus.
- La plupart des aides exigent une entreprise RGE et une demande avant travaux.
Cette page vous concerne si vous êtes
- Propriétaire occupant qui prépare un budget de travaux
- Propriétaire bailleur d’un logement énergivore
- Foyer qui veut vérifier une aide annoncée sur un devis
- Ménage modeste qui veut cumuler plusieurs aides
MaPrimeRénov’ par geste
Forfaits publiés par l’Anah en septembre 2026, dans l’ordre très modestes, modestes, intermédiaires. Les ménages aux revenus supérieurs sont exclus :
- PAC air/eau : 5 000 €, 4 000 €, 3 000 €.
- Géothermie ou PAC solarothermique : 11 000 €, puis 9 000 €, puis 6 000 €.
- Raccordement à un réseau de chaleur : 1 200, 800 ou 400 €.
- Retrait d’une cuve de fioul : 1 200 €, 800 €, 400 €.
- Audit énergétique hors obligation, avec un geste de travaux : 500, 400 ou 300 €.
Les gestes sortis du dispositif à la rentrée 2026
Service-public liste les exclusions : l’isolation thermique, les appareils indépendants au bois ou à la biomasse, le chauffe-eau thermodynamique, la ventilation, et les équipements solaires thermiques ou hybrides, sauf en Outre-mer pour l’eau chaude solaire.
Un devis qui annonce encore une de ces primes doit être corrigé avant signature.
MaPrimeRénov’ pour une rénovation d’ampleur
Le logement doit être classé E, F ou G et avoir au moins 15 ans. Il faut gagner deux étiquettes ou plus, avec deux postes d’isolation au minimum. Dans une maison, le chauffage final ne peut fonctionner ni au fioul, ni au gaz, ni au charbon.
D’après l’Anah, l’aide couvre 80 % du coût pour la catégorie la plus modeste, puis 60 %, 45 % et enfin 10 % pour la plus aisée. La dépense retenue s’arrête à 30 000 € HT pour un gain de deux étiquettes, à 40 000 € HT au-delà. Un Accompagnateur Rénov’ agréé est obligatoire.
Les autres dispositifs nationaux
Ils complètent ou remplacent MaPrimeRénov’ selon votre cas :
- Primes CEE : versées par les fournisseurs d’énergie pour des travaux standardisés. Pour les opérations engagées depuis le 1er janvier 2026, les montants minimaux des anciennes chartes Coup de pouce ne s’appliquent plus, d’après le ministère ; le Coup de pouce Chauffage continue sous forme de bonifications.
- Éco-PTZ : prêt sans intérêt jusqu’à 50 000 €, sans condition de ressources, auprès d’une banque ayant signé une convention avec l’État.
- TVA à 5,5 % : sur les travaux d’économie d’énergie, pour un bien achevé il y a plus de deux ans ; une chaudière fossile reste à 20 %.
- Offre PAC clé en main, en place depuis le 1er octobre 2026 : réservée aux propriétaires de maison aux revenus modestes ou très modestes. Non cumulable avec MaPrimeRénov’.
- Prêt avance rénovation : garanti sur le logement, il se rembourse lors d’une vente ou d’une succession. Sa version sans intérêt (PAR+), à taux zéro les dix premières années, monte à 50 000 €, pour les foyers modestes ou très modestes.
Les aides locales et fiscales
Régions, départements, intercommunalités et communes peuvent ajouter leurs aides. Certaines communes votent aussi une exonération de taxe foncière de 50 à 100 % pendant 3 ans, pour un logement de plus de 10 ans, si les dépenses dépassent 10 000 € l’année précédente ou 15 000 € sur trois ans, selon l’Anah.
Renseignez-vous auprès d’un conseiller France Rénov’ : il connaît les dispositifs de votre territoire.
Les règles de cumul
En geste, l’Anah limite la dépense prise en compte, à 12 000 € par exemple pour une PAC air/eau. MaPrimeRénov’ et les CEE réunies ne peuvent pas dépasser 90 % de cette dépense pour les revenus très modestes, 75 % modestes et 60 % intermédiaires.
Dans tous les cas, la somme des aides ne peut pas dépasser le montant des travaux. Demandez les aides avant de commencer : MaPrimeRénov’ se demande en ligne avant les travaux, sauf panne de chauffage en hiver (du 1er octobre au 30 avril), et se verse une fois les travaux finis, une avance étant possible sous conditions.
À préparer pour votre conseiller
Ces documents servent pour un rendez-vous avec un conseiller France Rénov’. Ne les envoyez jamais à un démarcheur, ni à nous.
- Le dernier avis d’impôt de chaque membre du foyer
- Votre DPE, ou mieux un audit
- Les devis d’entreprises RGE
- L’année de construction du logement
- La liste des aides déjà demandées pour ces travaux
Questions fréquentes
Quelles aides pour la rénovation énergétique en 2026 ?
MaPrimeRénov’ par geste pour certains chauffages, MaPrimeRénov’ d’ampleur, primes CEE, prêt à taux zéro, taux réduit de TVA, offre intégrée PAC et aides locales.
L’isolation est-elle encore aidée par MaPrimeRénov’ ?
Seulement dans une rénovation d’ampleur : l’aide par geste ne la couvre plus depuis septembre 2026.
Les revenus supérieurs ont-ils droit à des aides ?
Pas à MaPrimeRénov’ par geste. Ils peuvent obtenir 10 % en rénovation d’ampleur, les primes CEE, l’éco-PTZ et la TVA réduite.
Peut-on cumuler MaPrimeRénov’ et l’éco-PTZ ?
Oui. Service-public indique que l’éco-PTZ peut financer le reste à charge de travaux aidés par MaPrimeRénov’.
Combien rapporte une prime CEE cette année ?
Les montants minimaux des anciennes chartes Coup de pouce ne s’appliquent plus aux opérations engagées depuis le 1er janvier 2026 : le montant dépend de l’offre de chaque fournisseur. Comparez les offres de plusieurs fournisseurs.
À lire aussi
Sources
- Anah, guide annuel des aides, mis à jour en septembre 2026
- Anah, livret pratique MaPrimeRénov’ de la rentrée
- Service-public, évolutions de MaPrimeRénov’ au 1er septembre
- Service-public, conditions de la rénovation d’ampleur
- Service-public, l’éco-prêt à taux zéro
- Ministère chargé de l’énergie, bonifications CEE au 1er janvier 2026
- Service-public, actualité A19085 du 7 octobre 2026
