L’essentiel
- Le diagnostiqueur doit détenir un certificat de compétence délivré par un organisme accrédité par le Cofrac, valable 7 ans.
- L’annuaire officiel diagnostiqueurs.din.developpement-durable.gouv.fr permet de vérifier un certificat par nom, société ou numéro.
- Il doit être assuré et sans lien avec le propriétaire ni avec une entreprise de travaux.
- Un DPE ne peut pas être établi à distance : chaque pièce concernée doit être visitée.
- En cas de désaccord : le diagnostiqueur d’abord, puis son organisme certificateur ou la médiation de la consommation.
Cette page vous concerne si vous êtes
- Propriétaire qui doit faire un DPE pour vendre ou louer
- Syndic ou conseil syndical qui choisit le prestataire d’un DPE collectif
- Locataire ou acheteur qui doute d’un DPE reçu
- Bailleur dont le logement a changé de classe sans raison apparente
- Personne démarchée pour un « diagnostic » à prix cassé
Les trois exigences légales
Le ministère de la Transition écologique décrit une profession réglementée, avec trois exigences fondamentales :
- Indépendance et impartialité : aucun lien avec le propriétaire ou son mandataire, ni avec une entreprise qui pourrait faire des travaux sur les équipements diagnostiqués.
- Compétence : un certificat délivré par un organisme certificateur accrédité par le Cofrac, le comité français d’accréditation. Pour le DPE, ses critères sont fixés par un arrêté du 20 juillet 2023.
- Assurance : une assurance de responsabilité civile professionnelle couvrant ses interventions.
Vérifier le certificat dans l’annuaire officiel
L’annuaire des diagnostiqueurs immobiliers certifiés recense les diagnostiqueurs déclarés par les organismes certificateurs. Vous pouvez chercher par lieu, ou retrouver une personne précise par son nom, sa société ou son numéro de certificat. Le ministère indique que les informations sont mises à jour très régulièrement.
Regardez le domaine d’expertise. L’annuaire distingue « Performance énergétique (DPE individuel) », « Performance énergétique (DPE par immeuble, bâtiments à usage autre que d’habitation) » et « Audit énergétique ». Pour un DPE collectif, la mention « par immeuble » est nécessaire. Vérifiez aussi la date de validité : la certification dure 7 ans, puis le diagnostiqueur doit être recertifié.
Pendant la visite : ce qui doit vous alerter
Le ministère liste des signaux de pratiques douteuses :
- Pas de visite ou une visite trop rapide : un diagnostic ne peut pas être établi à distance.
- Une autre personne que celle qui est certifiée vient sur place, par exemple dans une entreprise de plusieurs salariés.
- Aucun appareil de mesure utilisé, alors que le DPE en demande.
- Des tarifs alléchants ou un intermédiaire insistant, qui peuvent cacher une prestation peu fiable.
- Pas de numéro à 13 chiffres sur le DPE remis : sans lui, le DPE n’est pas valable.
Des contrôles renforcés depuis 2025
Le ministère a engagé en 2025 un plan pour restaurer la confiance dans le DPE. Un arrêté du 16 juin 2025 confie à l’ADEME la détection automatique des anomalies statistiques. Depuis le 1er octobre 2025, un diagnostiqueur qui dépasse 1 000 DPE de maisons ou d’appartements sur douze mois glissants est suspendu, sauf justification.
L’organisme certificateur peut aussi accompagner le diagnostiqueur sur une visite, ou contrôler le logement après coup. Pour ce second contrôle, le diagnostiqueur vous soumet un formulaire de consentement à la transmission de vos coordonnées à son organisme.
Si le DPE vous semble faux
Comparez d’abord le descriptif du DPE avec votre logement : surface, isolation, chauffage, eau chaude. La fiche « Comprendre mon DPE » du ministère propose ensuite trois étapes : reprendre contact avec le diagnostiqueur, puis, sans réponse satisfaisante, porter réclamation auprès de son organisme de certification, dont le nom figure en bas de la première page du DPE, ou recourir à la médiation de la consommation.
Le diagnostiqueur doit vous communiquer les coordonnées de son médiateur. Selon Service-public, il engage sa responsabilité en cas de DPE erroné, sauf si le propriétaire lui a volontairement donné de fausses informations. Un locataire peut saisir le tribunal. Le propriétaire qui fait appel à un diagnostiqueur non certifié risque une amende de 1 500 €, portée à 3 000 € en cas de récidive ; le diagnostiqueur sans certification, la même sanction.
Une question sur votre projet ?
Votre DPE annonce des travaux et vous ne savez pas par où commencer ? Posez votre question via le formulaire de demande d’information. Vos coordonnées ne sont transmises à aucun professionnel sans votre accord.
Pour mémoire, le diagnostiqueur ne doit avoir aucun lien avec une entreprise de travaux : ne lui demandez pas de vous en désigner une.
À préparer pour votre conseiller
Ces documents servent pour un rendez-vous avec un conseiller France Rénov’. Ne les envoyez jamais à un démarcheur, ni à nous.
- Le nom, la société et le numéro de certificat du diagnostiqueur
- Son attestation d’assurance de responsabilité professionnelle
- Le DPE reçu, avec son numéro à 13 chiffres
- Les factures et notices qui décrivent vos travaux et équipements
- Vos échanges écrits avec le diagnostiqueur, si vous contestez
Questions fréquentes
Comment vérifier qu’un diagnostiqueur DPE est certifié ?
Dans l’annuaire officiel des diagnostiqueurs immobiliers certifiés, par son nom, sa société ou son numéro de certificat. Vérifiez le domaine « Performance énergétique » et la date de validité.
Combien de temps dure la certification d’un diagnostiqueur ?
Sept ans, selon le ministère. L’organisme certificateur surveille le diagnostiqueur pendant ce cycle, puis il doit être recertifié.
Un diagnostiqueur peut-il proposer des travaux ?
Il ne doit avoir aucun lien avec une entreprise pouvant faire des travaux sur les équipements qu’il diagnostique. Une offre groupée « diagnostic plus travaux » doit vous alerter.
Comment contester un DPE ?
Contactez le diagnostiqueur, puis portez réclamation auprès de son organisme certificateur ou saisissez le médiateur de la consommation. Le recours au tribunal reste possible.
Que risque-t-on avec un diagnostiqueur non certifié ?
Le propriétaire risque une amende de 1 500 €, et 3 000 € en cas de récidive, selon Service-public. Le diagnostiqueur risque la même sanction.
À lire aussi
Sources
- Ministère de la Ville et du Logement : annuaire des diagnostiqueurs immobiliers certifiés
- Ministère de la Transition écologique : diagnostiqueur immobilier, une profession réglementée (mis à jour le 5 août 2025)
- Ministère de la Transition écologique : Comprendre mon DPE, éléments clés à vérifier (PDF)
- Ministère de la Transition écologique : nouvel arrêté pour renforcer les contrôles du DPE (communiqué du 1er août 2025)
- Service-public.gouv.fr : diagnostic de performance énergétique (vérifié le 1er janvier 2026)
