L’essentiel
- Le DPE classe un logement de A à G et sert à la vente comme à la location.
- Il dure 10 ans. Ceux réalisés du 1er janvier 2018 au 30 juin 2021 ne sont plus valables depuis le 1er janvier 2025.
- Sans numéro d’identification de l’Ademe, un DPE n’est pas valable.
- Le prix est libre et le DPE seul n’ouvre droit à aucune aide financière.
- Au 1er janvier 2027, le coefficient de l’électricité passe de 1,9 à 1,7.
Cette page vous concerne si vous êtes
- Vendeur qui prépare son dossier de diagnostics
- Bailleur qui veut savoir s’il pourra relouer
- Acheteur qui compare deux logements
- Propriétaire chauffé à l’électricité dont la classe peut changer
- Locataire qui veut contrôler le DPE reçu
Comment se lit l’étiquette
La lettre dépend de deux critères à la fois : l’énergie primaire consommée et les émissions de gaz à effet de serre. Pour obtenir une classe, le logement doit respecter le seuil sur les deux. Une énergie très émettrice peut donc faire baisser la note, même avec une consommation correcte.
Le DPE donne aussi une estimation des coûts annuels. Le ministère précise qu’elle repose sur un usage standard et ne se compare pas à vos factures réelles. Ne jugez donc pas un diagnostic sur l’écart avec votre facture. Regardez plutôt le descriptif : isolation, chauffage, ventilation, eau chaude et confort d’été. Une erreur dans ces données compte davantage.
Qui doit le faire, et quand
Le DPE est à l’initiative et à la charge du propriétaire. Il entre dans le dossier de diagnostic technique, à remettre à l’acheteur ou au locataire. Il doit être réalisé par un diagnostiqueur certifié, assuré et sans lien pouvant nuire à son indépendance. Son tarif n’est pas réglementé. Comparez plusieurs professionnels.
Certains logements y échappent : ceux occupés moins de 4 mois par an, les logements indépendants de moins de 50 m² de surface de plancher, ou encore les monuments historiques classés ou inscrits. En copropriété, le DPE collectif est devenu obligatoire par étapes, de 2024 à 2026 selon la taille.
Ce qui a changé, et ce qui va changer
Trois évolutions peuvent modifier la lettre d’un logement sans aucuns travaux :
- 1er juillet 2024 : seuils adaptés pour les logements de 40 m² ou moins. Une attestation est téléchargeable sur le site de l’Ademe.
- 1er janvier 2026 : le coefficient de l’électricité passe de 2,3 à 1,9. Les DPE plus anciens restent valables et peuvent être mis à jour gratuitement, sans nouvelle visite, si l’étiquette s’améliore.
- 1er janvier 2027 : ce coefficient descend à 1,7 selon un arrêté du 19 août 2026. Une nouvelle classe d’énergie apparaît pour certains bâtiments, selon un arrêté du 11 juin 2026.
Vérifier un DPE en quatre contrôles
Un DPE se contrôle sans être expert :
- Le numéro : le ministère décrit un identifiant à 13 chiffres. Saisissez-le sur l’observatoire DPE-Audit de l’Ademe pour vérifier sa validité.
- Le diagnostiqueur : son certificat se vérifie dans l’annuaire officiel des diagnostiqueurs certifiés.
- La date : à la signature, le document doit dater d’au plus 10 ans et respecter les exceptions.
- Les données : surface, chauffage et travaux déclarés doivent correspondre au logement. Gardez les preuves de vos travaux pour qu’ils soient pris en compte.
Ce que le DPE entraîne vraiment
Depuis le 1er juillet 2021, le DPE est opposable. Seules les recommandations de travaux restent indicatives. En cas de DPE erroné, le diagnostiqueur engage sa responsabilité, sauf fausses informations données volontairement par le propriétaire. Le locataire peut saisir le tribunal pour demander des dommages et intérêts ou l’annulation du bail.
Une annonce doit afficher les lettres énergie et climat. Pour les classes F et G, elle porte la mention « logement à consommation énergétique excessive ». Un manquement est passible d’une amende pouvant atteindre 3 000 €, ou 15 000 € pour une personne morale. Recourir à un diagnostiqueur non certifié expose le propriétaire à 1 500 €, et 3 000 € en cas de récidive. Le DPE n’oblige pas un vendeur à faire des travaux, mais il restreint la location des classes les plus basses.
Attention aux offres autour du DPE
Selon l’Anah et la répression des fraudes, les aides à la rénovation attirent des acteurs opportunistes. Or le démarchage téléphonique pour des travaux de rénovation énergétique est interdit, même avec votre accord. L’administration ne démarche pas pour des travaux. Si quelqu’un vous appelle en citant votre étiquette, ne confirmez rien et ne transmettez aucun document fiscal.
Le DPE n’ouvre droit à aucune aide : une offre d’aide pour le réaliser mérite donc une vérification. Ne signez rien à la première visite. Pour un avis neutre sur les travaux à prévoir, adressez-vous à un conseiller France Rénov’. Signalez un appel abusif sur Signal Conso.
À préparer pour votre conseiller
Ces documents servent pour un rendez-vous avec un conseiller France Rénov’. Ne les envoyez jamais à un démarcheur, ni à nous.
- Les factures de vos travaux d’isolation et de chauffage
- Les notices ou photos de la chaudière, de la ventilation et du ballon
- Les plans et la surface du logement
- En copropriété, les éléments sur le chauffage collectif, à demander au syndic
- Votre ancien DPE avec son numéro, si vous en avez un
Questions fréquentes
Combien de temps un DPE est-il valable ?
10 ans pour ceux réalisés depuis le 1er juillet 2021. Les DPE réalisés du 1er janvier 2018 au 30 juin 2021 ne sont plus valables depuis le 1er janvier 2025.
Quel est le prix d’un DPE ?
Il n’est pas réglementé. Le tarif varie selon les professionnels : demandez plusieurs propositions à des diagnostiqueurs certifiés.
Dois-je refaire mon DPE à cause de la réforme de 2026 ?
Non. Les DPE réalisés en 2025 ou avant restent valables. S’ils s’améliorent avec le nouveau coefficient, une mise à jour gratuite est possible sur le site de l’Ademe, sans nouvelle visite.
Mon DPE m’oblige-t-il à faire des travaux ?
Non pour une vente, selon Service-public. Pour une location, les classes les plus basses sont interdites par étapes : G depuis 2025, F en 2028 et E en 2034.
Que faire si mon DPE semble faux ?
Vérifiez d’abord son numéro et ses données. Le diagnostiqueur engage sa responsabilité en cas d’erreur. Demandez-lui une correction par écrit, puis faites-vous conseiller si besoin.
À lire aussi
Sources
- Service-public.gouv.fr : diagnostic de performance énergétique, fiche vérifiée le 1er janvier 2026, encart sur 2027
- Ecologie.gouv.fr : diagnostic de performance énergétique, mise à jour du 19 décembre 2025
- France Rénov’ : réaliser un DPE ou un audit énergétique, page lue le 3 novembre 2026
- France Rénov’ : annuaire des professionnels, page lue le 3 novembre 2026
- Service-public.gouv.fr : démarchage téléphonique abusif, fiche vérifiée le 12 août 2026
- Anah et DGCCRF : appel à la vigilance contre la fraude, 18 septembre 2024
